Un sport pour chaque étape de la vie

 

Julia Rivard & Alan Gibb

 

CanoeKayak Canada a été bâti sur plusieurs décades par des générations de familles qui ont supporté les clubs de partout au pays. Le succès d’offrir à ses membres quelque chose à chaque étape de  la vie est ce qui a séparé CanoeKayak de beaucoup d’autres sports. Les membres qui concourent durant leur jeunesse retournent souvent au sport lorsqu’ils ont des enfants en essayant de demeurer actifs et en santé durant la saison estivale.

 

En partie, due à cette progression naturelle, CKC a profité de ses membres qui sont retournés dans le sport sans avoir mis l’accent sur la reconnaissance et le support aux anciens. Cette année, nous avons choisi de faire du changement. En mettant l’accent sur le marketing et les communications avec Ian Miller comme leader, nous planifions de lancer des projets qui honoreront les anciens de CKC en 2012.

 

Le premier projet verra une promotion menant vers les Jeux olympiques avec le profil des membres de l’équipe olympique de 1992. C’est un hommage aux athlètes qui nous ont tous donné quelque chose à reconnaître, il y a une décade aux Olympiques de Barcelone; plusieurs d’entre eux applaudissent, installés sur les quais, au moment où leurs enfants descendent les parcours de course partout au Canada.

 

Un autre important projet aura lieu lors des Championnats canadiens de canoë-kayak de vitesse, à Dartmouth en Nouvelle-Écosse, du 22 au 25 août 20912. Pour ces championnats, nous invitons les anciens de l’équipe nationale à s’inscrire et à participer au dîner du président où ils seront reconnus pour leur contribution au canoë-kayak. Pour plus d’information, veuillez contacter Ian Miller à:  imiller@canoekayak.ca.

 

2012 est juste un départ mais, à CKC, nous espérons recueillir un groupe de plus en plus grand d’anciens canoteurs, dans les années à venir.

 

Bien vôtre,

 

Julia Rivard

Ancienne membre de l’équipe nationale 1996-2000

Vice-présidente du marketing et des communications

CanoeKayak Canada

 

Alan Gibb

Ancien membre de l’équipe nationale de canoë-kayak1994-1996

Ex-trésorier de CanoeKayak Canada

 

 

L’équipe olympique de 1992 – Où sont-ils maintenant?

 

Parlant du 20me anniversaire des Olympiques,  nous allons rejoindre quelques uns de nos anciens pour un retour en arrière sur leur équipe olympique canadienne. 

 

Jason Rusu

Club: Membre du Club de canotage de course de Saskatoon de 1985 à 1996 et du Club de canotage Calgary  de 1997 à aujourd’hui.

Résultats aux Olympiques de 1992 : Éliminé en demi-finale après avoir terminé 16en K2 1000m et 18e en K2 500m  avec son partenaire Ken Padvaiskas

Résidence actuelle : Calgary

 

 

Qu’est-ce que tu as fait depuis les Olympiques de 1992 ? 

Jason : Je suis resté à Vancouver après les Olympiques et j’étais plutôt désillusionné par ce que j’observais au haut niveau athlétique après 1992. J’ai quitté l’entraînement en dépit de l’insistance de quelques personnes influentes que je tenais en haute estime. J’ai épousé mon amie de cœur Laurie en 1994 et nous avons habité Vancouver  jusqu’en 1997. Nous avons ensuite emménagé à Calgary en mai 1997 où j’ai été pendant deux ans, entraîneur chef du Club de canotage Calgary qui m’avait lancé un défi. J’ai en mémoire quelques excellents souvenirs des athlètes avec qui j’ai eu le privilège de travailler. Chaque année qui passait nourrissait mon ardent désir de renouer avec la course internationale et m’incitait à me joindre à l’équipe de K4 hommes. En 2002 et 2003, j’ai eu la chance de participer aux Championnats du monde en K4  1 000m et 500m. Je faisais partie de l’équipage qui s’est qualifié pour la finale du 500m à Gainsville en 2003, ce qui était un objectif personnel. L’équipage du K4 s’est qualifié pour Athènes et je suis très fier de dire que je faisais partie de ce groupe. Depuis ce temps, je me suis remis à l’entraînement et comme ingénieur technologue, j’ai travaillé comme consultant et maintenant, je travaille pour le gouvernement d’Alberta à la gestion des eaux. Laurie et moi apprécions le style de vie d’Alberta du Sud et nous profitons pleinement de la proximité des Rocheuses en toutes saisons. 

 

 

Quel est votre souvenir le plus mémorable des Olympiques de 1992 ? 

Jason : Mon souvenir le plus cher des Jeux olympiques fut notre course lors du repêchage serré contre les Hongrois Csipes et Gyulay et les champions olympiques en titre de Nouvelle-Zélande sur 500m; c’est par un effort extraordinaire que nous les avons battus pour nous qualifier pour les demi-finales. Je me souviens très bien de Paul McDonald qui nous observait à la ligne d’arrivée, nous traitant de « bâtards » pour avoir eu l’audace de les battre… ce fut un moment exaltant pour une recrue olympique qui quatre ans plus tôt regardait à la télévision, impressionné, leur conquête de la médaille d’or à Séoul. 

 

 

Avez-vous été impliqué dans le canotage ou autre sport depuis la fin de votre carrière ? 

Jason : J’ai œuvré pendant huit ans à l’Association de canotage de vitesse d’Alberta en tant que directeur technique, vice-président puis président pendant deux ans. J’étais présent aussi bien au club que sur l’eau et j’ai fait beaucoup d’efforts pour entraîner et partager mon expérience avec les jeunes athlètes d’Alberta, lorsque j’en avais l’occasion.J’entraîne actuellement quelques pagayeurs maîtres en outrigger en vue des Championnats mondiaux d’outrigger des maîtres en plus de travailler avec l’équipe locale de bateau dragon. Mon cœur demeure cependant avec la course de vitesse et chaque fois que j’ai la chance de revenir avec les jeunes du canotage, les entraîneurs et les programmes, je saute sur l’occasion. 

 

 

Quels changements majeurs avez-vous vus dans notre sport ou dans les Jeux olympiques au cours des vingt dernières années ?  

Jason : Je présume que le grand changement pour moi est de devoir me concentrer sur les courses de 200m, la perte perdu le 500m et la spécialisation sur les distances. Je suis encouragé par les améliorations du système de formation des entraîneurs à travers le pays et du minimum de compétences exigé dans les clubs. Selon moi, la profondeur des habiletés et de la bonne forme de nos jeunes athlètes s’améliore constamment, ce qui est la conséquence de l’assistance que nous apportons aux jeunes entraîneurs et aux entraîneurs de développement.

 

 

Qu’est-ce qu’il vous manque le plus comme athlète de l’équipe nationale ? 

Jason: L’accent est mis sur l’entraînement et la préparation, les camps d’entraînement et la participation aux régates internationales. Les plaisanteries parfois stupides entre les partenaires après une rude bataille me manquent encore.  

 

 

Avez-vous des conseils à donner à l’équipe olympique de cette année ? 

Jason : Quel que soit le défi à relever pour vous assurer un poste sur l’équipe,  rappelez-vous constamment  ce que sera votre objectif à Londres du 6 au 11 août. 

 



 
MAZDALOGO